• DISSERTATION MYTHE & CONTE LITTERAIRE

    DISSERTATION MYTHE & CONTE LITTERAIRE

     

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    Sujet [exposé] : « Du mythe au conte littéraire ou le traitement des motifs traditionnels : entre inspiration & variation ».

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    -         Réflexion sur le mythe : Corpus :<o:p></o:p>

    Recherche de l’époux disparu / Psyché

    Apulée, L’Ane d’or, La Belle et la Bête (version de Marie Leprince de Beaumont), Basile « Le Verrou ».

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    Problématique : Questionnement du lien entre les deux termes et notions qu’il s’agira de définir et de nuancer tout au long de la dissertation.

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    Plan : Il s’agira aussi de réfléchir à l’origine du conte (cette question a le mérite de rendre compte d’interrogations fondamentales), ainsi nous nous interrogerons sur l’histoire de notre culture car le conte est le témoin vivant de l’enracinement lointain de notre culture, de réfléchir aussi à l’unicité/diversité des représentations que les hommes ont d’eux-mêmes.

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    I Mythe et Conte

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    Il existe beaucoup de convergences entre les deux genres : récits oraux à caractère rétrospectif qui puisent dans la tradition collective une relative stabilité, dans les aléas de la mémoire humaine et les fluctuations de sa parole leur capacité de mouvance,… ressemblance si forte ? Parenté ?

    1. Welelski «  le conte est l’enfant du mythe, mais engendré par lui au moment où il meurt ou après sa mort ».

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    A/ Une origine mythique

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    S’attacher aux preuves de l’origine mythique des contes. Cf. le motif des frères issu d’un mythe archaïque égyptien. Aussi les contes de la problématique du double…

    Les variantes seraient une réinterprétation des motifs mythiques, théories d’une genèse ininterrompue.

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    B/ Le conte : un mythe désacralisé ?

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    Selon J. Grimm « les contes sont des mythes dépourvus du côté religieux et sont destinés à divertir ».

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    Cf. M. Eliade Aspects du mythe,p21

    G. Dumézil, Du Mythe au roman, 1970, PUF.

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    A.Faivre, Les Contes de Grimm : le conte est un mythe désacralisé.

    Définition du mythe :

    1. Représentation collective à caractère obsédant ou envoûtant. Le conte parfois serait un mythe réduit vulgarisé quand sa fortune est considérable.
    2. Une héros mythique Ulysse, Don Juan Cf. statut différentiel du personnage entre le mythe et le conte qu’explicite très bien B Bettelheim dans son texte.
    3. le mythe d’un héros avec un parcours initiatique certes le conte reprend ce parcours mais sans l’intervention divine.
    4. Mythe complet celui qui fonde une vision du monde cosmo théo anthropo goniques et cosmo et eschatologiques… le conte contient des traces cf. paroles de l’univers mais jamais de manière complète. Le parcours initiatique du mythe forme la trame même désacralisée et atténuée du conte.

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    Cf. Basile et le mythe de Psyché : II, 9 et V,4.

    Perrault…. La fable de Peau d’Ane qui semble être empruntée à une mémoire reculée.

    Grimm…. Le motif des Parques NC,13 « Les trois fileuses ».

    Le conte contient une mémoire culturelle, un fond ancestral, une mémoire mythique, biblique.

    Dans les contes, leçons de comportement ancestral : Basile, les femmes séductrices , Médée, Junon et enfantement, Harpie, Vénus, Grâce, Gorgone, Ixion, Sisyphe, Achille, Alexandre, Narcisse, Samson, Hercule…

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    C/ Des Parques aux fées … De Chronos aux ogres.<o:p></o:p>

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    Destin : fatum.

    Fata : fée.

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    Transition : la désacralisation serait en fait un camouflage. Il resterait des traces de sacré différentes dans le conte, coexistence des deux genres. Cf. Jan de Vries. Il n’y aurait pas de solution sous d’autres formes : compagnons, adversaires. Il demeure une fascination pour le sacré ou le transcendant fut-il vulgarisé …

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    II Mythe & (ou) Conte : dissociation des deux genres.<o:p></o:p>

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    Tournier, « Le Vol du Vampire » « A mi-chemin de l’opacité brutale de la nouvelle et de la transparence cristalline de la fable, le conte d’origine à la fois orientale et populaire se présente comme un milieu translucide, mais non transparent, une épaisseur glauque dans laquelle le lecteur voit se dessiner des figures qu’il ne parvient jamais à saisir tout à fait. »

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    A/ Divergences sociales & culturelles

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    Différences irréductibles entre les deux « genres » au plan  social et culturel. Le héros du conte ou du mythe ou communauté ou individu…

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    Cf. Denise Paulme, La mère dévorante, Essai sur la morphologie des contes africains, Gallimard, 1977.

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    « Si le mythe initial ne concerne qu’un individu isolé, il s’agit plutôt d’un conte, s’il concerne la communauté, il s’agit plutôt d’un mythe. » p.48.

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    Récit mythique collectivement vécu contre le conte, fonction socio-historique, profane contre la fonction socio-religieuse sacrée.

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    B/ Oppositions structurelles & poétiques.<o:p></o:p>

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    Le récit mythique s’impose comme vrai contre le conte littéraire qui est fictif.

    Conception du temps :

    -le récit mythique suppose un temps réversible qui caractérise le temps sacré. Si mythe et conte se donnent comme des récits à caractère rétrospectif, échos du mémorable qui par eux nous atteint, le passé qu’ils présentent n’est pas de même nature. Au passé indéfini du merveilleux, le « il était une fois » fonctionnant comme un signal textuel qui nous installe au cœur de la fiction. On opposera le temps mythique à celui de la Genèse et de la création radicalement coupé du nôtre. Il n’appartient pas à l’histoire.

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    -individualité & rationalité du récit littéraire dont en opposition avec le caractère collectif et surnaturalité du récit mythique. Le récit littéraire conduit logiquement à une solution dialectique des conflits alors que le récit mythique initie à une métamorphose radicale de statut ou constitue un équilibre médiateur entre deux affirmations incompatibles.

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    C/ Au plan symbolique…<o:p></o:p>

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    Le texte littéraire est structuré en parties. Le récit mythique est un assemblage de symboles et peut même se réduire à une structure permanente. Vérité absolue & éternelle du récit fondateur contre le conte comme vérité relative. Analyse psychologique partielle du héros. Le récit mythique investit l’homme dans sa totalité. Sens mythique caché appelle une exégèse contre le conte : caractère initiatique et transcendant du mythe. Le conte donne une explication du monde ou une manière d’y vivre tandis que le mythe révèle la possibilité d’une condition autre que celle de la finitude. Possible expérience de l’infini de la liberté absolue, de l’intemporalité, de l’universalité.

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    Transition : Déni d’une telle partition générique. Cf. Propp dans son classement : existence de « contes mythiques » ?

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    III Comportement mythico poétique.<o:p></o:p>

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    Le comportement mythico poétique pourrait être défini comme un état à la faveur duquel un individu (en l’occurrence, le poète ou plus exactement l’artiste conteur) tente d’accéder par les voies de l’imaginaire à une métamorphose de statut qui lui permettrait de s’affranchir de toute détermination et de vivre dans un temps devenu réversible.

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    A/ De métamorphose à métaphore :<o:p></o:p>

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    Jeu de l’imaginaire des mots qui permet d’accéder à un autre univers… autonomie d’un monde qui s’auto génère par le pouvoir de création des mots. La métaphore a ainsi valeur de métamorphose « sur le sol saupoudré de farine d’orge grillée autour duquel se sont assemblés les auditeurs le sabot d’un cheval résonne. S’élève entre le rêve et nous, comme une poussière dorée. Le héros est passé, il a laissé sa trace dans le sable de nos mémoires où celui-ci survivra. »<o:p></o:p>

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    B/ L’auteur & sa poétique :<o:p></o:p>

    Sentiment de révéler l’ineffable. Le secret, le caché de transcender la condition humaine de remonter à la parole originelle.

    Langage où l’ordonnance des mots, des sons, des couleurs apparaît comme fondatrice d’un ordre à la fois clos et ouvert, singulier et universel daté et échappant au temps, poétique au sens de mythique.

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    C/ Conte & révélation du mythe ravissement ou enchantement littéraires :<o:p></o:p>

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    Envoûtement, oubli de soi… la vie et le mouvement surgisse de ce qui était figé… Accès à un autre statut, inouï… permettre à l’homme de vivre dans l’univers de la parole, l’invivable.

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    Conclusion :<o:p></o:p>

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    Mythe ou Conte ? Il semble vain de vouloir ainsi baliser les territoires de l’imaginaire. Le cordeau reste inadapté à des récits qui empruntent à la parole vivante sa fluidité. Notre approche visera donc moins à fixer le conte et le mythe dans des approches univoques qu’à montrer en quoi ces deux termes entretiennent l’un et l’autre un rapport vivant, en retraçant les circonstances dans lesquelles ce rapport surgit puis la manière dont il s’est historiquement modulé.

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